29.03.2009
Coup de foudre!
Voila madame : nous sommes arrivés.
Joseph s’est approché de la portière. En l’ouvrant, il ressentit comme une douleur de la voir partir.
_ Je vous avez promis d’arriver à l’heure, vous vous souvenez ?
Sa voix était caverneuse mais d’une grande douceur. Elle est sortie avec l’agilité d’une slalomeuse et son odeur monta jusqu'à lui. Le voyage perdait son pouvoir, l’intérêt et la magie qu’elle avait fait naitre en montant dans son taxi s’évanouissaient. Elle reviendra peut être, bien sur mais elle ne sera plus tout à fait la même. Elle sera vêtue autrement, sa coiffure ne lui donnera pas la même allure et ses yeux ne se souviendrons plus de son visage. Il était sonné, groggy de sa beauté, il ne l’avait pas sentit venir. Elle portait un tailleur bleu sur de longues jambes fuselées et un chapeau blanc qui semblait ne pas être en place. Il n’y avait pas pensé sur le moment mais il y pensait à présent pour mieux se souvenir d’elle. Joseph ne pouvait s’empêcher de la regarder, c’est à peine s’il avait connu cette femme et pourtant sa vie s’en trouver bouleversé. Ce matin quand elle avait pénétré dans son taxi, son regard avait croisé le sien, un regard qu’il n’oublierait jamais comme si elle souhaitait rompre sur le champ le contact visuel qu’il avait tenté d’établir. La pluie matinale avait mouillé la route et le véhicule avait réduit sa vitesse. Lorsqu’il regardait dans son rétroviseur il sentait une poussé d’adrénaline et il s’en sentait étourdi. L’impact visuel projetait un choc si violent contre son cœur que sa poitrine lui faisait très mal, son cerveau lui-même n’était plus irrigué. Aucune vie n’est inutile avait il toujours penser mais cette apparition l’en avait maintenant intimement persuadé. Le ciel changeait de couleur, le vent se chargeait de disperser les derniers nuages et le soleil continuait son ascension vers le zénith. Sa jupe en mousseline était cousue de perles blanches et son chemisier bouffant laissait entrevoir sa poitrine qui se soulevait. De grands yeux noisette se perdaient dans la pénombre ou elle s’était réfugier à l’arrière du véhicule. Juste en dessous des lèvres longues et effilées attendaient les paroles composées de leurs mouvements. Joseph la contemplait comme l’immensité du ciel, il surfait sur une vague qui n’atteindrait jamais le rivage de son désir.
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24.03.2009
Histoire vraie ( suite et fin ).
Il se sentit dans un état proche de la honte, un état de gène engageant une condamnation de sa propre existence, ses plaintes furent étouffées, ses larmes asséchées, son désert affectif ne fut plus qu’une prairie verdoyante face a cette étendue de malheur, de tristesse et de destin funeste.
-Tu es toujours là ?
- hein ? Oui pardon je mesurais la détresse dans laquelle devait se débattre ton amie.
-Elle est courageuse tu sais, elle n’as même pas le temps de mourir maintenant, elle doit mettre ses enfants à l’ abri et cela passe par une débauche d’énergie qu’elle puise dans l’amour qu’elle leur porte. Elle à accompagner son mari au caveau familial dans le cimetière du village dont il était originaire et a essayer de trouver les mots et le réconfort pour Marie et Nicolas en citant le bon dieu, les anges, le paradis etc..Ensuite elle les à confier à ses parents dans l’urgence de sa vie, car il est urgent qu’elle vive…..encore un peu.
Il prit congé de minou après avoir convenu de la revoir bientôt à l’occasion de sa visite à Sophie. En raccrochant il se mit à la fenêtre de sa vie et il vit lucidement les nuages s’estompés, la clarté rayonnait et l’envie revenir. L’histoire qui venait de lui être raconter avait provoqué le désir de donner, de réaliser les rêves des malchanceux, des rebus repoussants, de cautériser les plaies béantes des esprits malheureux, d’assister les âmes blessées et remplir le vide de la vie des autres. Il est resté immobile un instant, dehors le soleil était chaud et il sentait battre son cœur a l’intérieur de sa poitrine. Peut être que le silence dans lequel il s’était réfugié l’amplifier. Il regarda à nouveau autour de lui et le désordre qui y régnait, témoignait de l’abandon volontaire de toute vie sociale depuis quelque temps. Soudain il se leva d’un bond et de but en blanc, il décida d’aller rendre visite à Sophie, une visite pour rien, pour elle ….pour lui. Il sentait une sorte de colère au fond de son corps, une force qui le relevait de l’abime dans lequel il avait sombré. Il enfourcha sa moto , et parcourra les quelques kilomètres qui le séparait de l’hôpital. Quand il arriva devant l’hosto, un sourire nerveux prit possession de son visage. Il ne connaissait même pas le nom de famille de Sophie. Il se présenta devant un blokoss de verre ou siégeait deux secrétaires dont l’allure rappelait celle des animatrices radios. Il y avait du bruit autour, des sonneries retentaient, des éclats de voix mais il s’engouffra dans une brèche de calme temporaire.
-Bonjour madame.
-Bonjour.
-Voila je cherche une jeune femme de 38 ans qui vient d’être hospitalisé ici et qui arrive de corse je connais juste son prénom et son âge.
-Attendez ; on va essayer de la trouver.
Le dévouement et la gentillesse dont elle faisait preuve faisait plaisir à voir, malgré le peux d’informations que je lui fournissais.
-J’ai deux personnes en provenance de corse, une de Corté et une d’Ajaccio.
-C’est celle d’Ajaccio.
Les mots sont sortis comme la réponse d’un jeu télévisé, la phrase avait fusé.
-3eme étage, sonnez on viendra vous ouvrir, les ascenseurs sont au fond du couloir a droite.
-Merci beaucoup madame.
Il ne sut jamais si elle avait entendu ses remerciements car elle était déjà occuper à renseigner quelqu'un d’autre. Rien ne ressemblait plus aux murs blancs d’un hôpital que d’autres murs blancs dans d’autres établissements hospitaliers.
Visite de 15h à 18h.La pancarte trônait au milieu de la porte sur laquelle se trouvait une sorte de hublot.il sonna tout en regardant a travers la vitre, le personnel tout de bleu vêtu remuait dans tous les sens, une vision de fourmis au travail. Il sonna. Une personne de couleur vint lui ouvrir.
-Bonjour je viens voir Mme X Sophie
-Entrer, enfilez la blouse, les sur-chaussures, la coiffe et mettez un masque.
Il s’appliqua et ne put s’empêcher de penser aux chirurgiens qui répétaient souvent ces gestes. La jeune femme revint vers lui :
-Ca y est ? Suivez-moi pas plus d’une demi-heure et une seule personne par chambre.
-Il comprit très vite ce qu’elle avait voulu dire car une jeune femme aux yeux rougis se trouvait devant la chambre, un téléphone portable à l’oreille. Elle le regarda étonnée et elle opina de la tête en même temps que le murmure de son bonjour. Il tapa et entra sans entendre réellement l’autorisation. Il la vit sur son lit, les bras le long du corps en position presque assise, la tête sur le coté tournée vers la fenêtre. Il perdit un peu de son aplomb quand elle se retourna sur lui. Sa silhouette était celle d’une jeune femme qui devait avoir beaucoup d’allure. Son visage amaigri avait quelque chose de fort, de profond.
Il la regarda droit dans les yeux et d’une voix qu’il voulu douce et apaisante il s’adressa a elle :
-Bonjour Sophie je m’appelle Fred et je suis un ami à Minou.
Le souffle de sa voix faisait trembler le masque de papier, la sensation était désagréable mais après un léger toussotement il enchaina :
-Minou et moi ne nous sommes pas vu depuis 25 ans mais suite à un coup de téléphone, elle m’a dit qu’une amie a elle était hospitalisé à Marseille, alors me voila. La stupidité des mots qu’il venait de prononcer résonner a ses oreilles. Son regard s’échappa une seconde comme une fuite et se posa sur le mur ou on pouvait apercevoir des photos de ses enfants , une de son mari et d’autres de personnes chères a son cœur.
-Bonjour Fred enchantée mais je n’ais pas souvenir qu’elle m’est déjà parler de vous.
-C’est normal je suis infréquentable répliqua t-il sur le ton de la plaisanterie.
-Elle le pria de s’assoir prés d’elle, ce qu’il fit avec beaucoup d’empressement et lui donna un livre du Dalai lama qu’il avait apporté avec lui : « L’art du bonheur. » L’ouvrage parlait de réconfort, d’espoir et d’amour. Il n’avait pas osé acheter le premier livre ou son attention l’avait attiré, il s’intitulé : « Vaincre la mort et vivre une vie meilleure. »
Ils discutèrent paisiblement et leur conversation était parsemée de temps en temps de rires unis dans un élan de tendresse. Ils allaient résonner longtemps dans ses souvenirs. Il lui demanda, pire il lui pria de se battre et de s’accrocher a cette putain de vie car eux ; il pointa son doigt vers les photos,
-Eux ils t’attendent et ils ont besoin de toi !
Sa gorge s’était nouée et lorsqu’on frappa a la porte il ne put répondre, mais la personne qui se trouvait dans le couloir a son arrivée fit son apparition. Il se leva en s’apercevant du temps de visite qu’il avait allègrement dépassé .Elle lui prie la main et avec une voix pleine de chaleur le remercia pour ce bon moment. Il promit qu’il allait revenir la voir et lui parla d’avenir et d’enfants. Il salua la jeune femme et sortit.
Il quitta l’hôpital et rentra chez lui en pensant à Sophie, à son courage…à sa propre faiblesse.
Quelques jours plus tard il reçu un texto : Sophie est partie, elle est avec les anges…
Elle avait 38 ans.
«La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons.»
[ Dalaï Lama ]
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22.03.2009
Histoire vraie (suite )
-C'est-à-dire ?
Les yeux perdus dans l’obscurité de la pièce ou il se lamentait, il attendait de savoir avec égoïsme qui pouvais être plus malheureux que lui, son chagrin étant un sentiment qui se développait essentiellement autour de sa petite personne , il ne pouvait s’ en échapper et ressentir un apaisement temporaire qu’en écoutant la souffrance morale de quelqu'un d’autre.
Il y a trois mois suite a des fatigues répétées, elle à décider d’aller passer des examens à l’hôpital profitant des vacances scolaires pour demander a son mari avec qui elle avait garder des liens étroits malgré leur séparation, de garder leur enfants Marie et Nicolas( noms d’emprunt).Deux jours plus tard elle fut convoquer par le docteur X pour les résultats. Je décidais de l’accompagner. Nous n’avons pas parlé une seule fois de sa santé et lorsque nous sommes arrivés, nous avons demandé à l’accueil ou devions nous nous rendre pour consulter le docteur x.
-2eme étage mesdames.
-Merci.
Nous primes l’ascenseur et deux étages plus haut, nous avons atteint l’unité de cancérologie. L’espace d’un instant nos regards se sont croisés et j’ai pu lire dans ses yeux une frayeur palpable. A ce moment la, des idées se sont télescoper dans ma tête, des pensées plus épouvantables les unes que les autres. Nous nous sommes assises dans la salle d’attente, la salle de l’angoisse. Je fus frappé par le silence déconcertant qui régnait ici. Environ 30 minutes plus tard une infirmière un dossier a la main appela Sophie. Nous l’avons suivi le long d’un couloir ou nous avons croisé des malades, des civils et d’autres personnels hospitaliers. La porte était ouverte et elle nous pria de nous assoir, le docteur allait arriver.
-« Madame Rossi.. ? Bonjour je suis le docteur x .Asseyez vous je vous en prie dit il en refermant la porte derrière lui. »
- Madame Rossi je vous ai convoqué suite aux examens que vous avez passés dernièrement. Voila vous êtes malade et vous devez immédiatement entreprendre un traitement d’urgence. Vous êtes atteinte d’une leucémie madame. Les mots sont arrivés comme une gifle et les larmes ont jailli, mon cerveau est entré dans un brouillard.
-Vous travaillez madame ?
-Oui docteur mais mes enfants…..
-Mettez vous de suite en congés maladie, je vous fais un certificat.
-Elle ne lui laissa pas le temps d’écrire
-Docteur ! Je dois savoir vous comprenez, mes enfants….
-Que voulez vous savoir madame ?
-suis –je condamnée docteur ?
-Je ne sais pas encore madame et nous ferons tout ce que nous pourrons mais à l’heure actuelle il faut absolument commencer un traitement à Marseille.
-A Marseille pourquoi Marseille?
-Ils sont mieux équipés que nous et ils ont les meilleurs spécialistes.
Nous avons pris congés dans un silence de cathédrale et nous nous sommes dirigés vers le parking de l’hôpital comme des zombies ou se trouvait la voiture.
Une fois prés du véhicule nous sommes tombés dans les bras et pour la première fois de ma vie je vis Sophie perdre pied dans une plainte qui me glaça d’effroi. J’étais paniquée et les mots que j’aurais voulu lui hurler ne sortaient pas. Malgré ce mal qui venait de faire irruption dans sa vie, Sophie perçut l’angoisse qui se tapissait dans ma voix : « Tout ira bien, je vais me battre. » Je vais appeler Philipe et lui dire qu’il doit garder les enfants, ca tombe bien c’est les vacances.
-Tu vas lui dire ?
-Je ne sais pas encore.
Nous sommes rentrées chez elle, mes yeux mouillés fixaient la route qui défiler dans ma tête. Je suis encore restée sans voix, vidée de mes forces. Je tentais de réfléchir, comment aider quelqu'un pendant un tremblement de terre ?
La porte s’est ouverte, Blême, crispée, Sophie à jeter son sac, ses clefs et s’est dirigé vers le téléphone sans tarder. Elle composa le numéro de Philipe(son ex mari depuis peu ).
-Allo !
-Maman c’est toi ?
-Oui mon amour…des larmes énormes s’échappèrent, des larmes qui semblaient ne devoir jamais s’arrêter.
-Maman dis a Nico qu’il me prête la Game boy c’est toujours lui qui joue.
-Je vais lui dire ma chérie mais passe moi papa.
-Allo !
-Allo Philipe c’est moi..
Que se passe t-il, tu as une drôle de voix ?
- Ecoute-moi, il faudrait que tu gardes les enfants plus longtemps que prévu car je suis malade.
-Malade, c’est-à-dire ?
-Il faut que je sois à l’hôpital à Marseille le plus vite possible.
-A Marseille ! C’est si sérieux que ça ?
-Très.
- Explique-moi bon sang.
Nous avons échangés un regard et quelques secondes se sont écouler avant que les mots se forment dans sa bouche.
-J’ai un cancer du sang Philipe et je dois me soigner et…. je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre mais je vais me battre pour Marie et Nicolas tu comprends ….
-Un Cancer , oui merde !
Elle m’a regardée stupéfaite par sa colère et une autre vague de souffrance l’envahit à ce moment là, le téléphone toujours collé à l’oreille. Soudain son visage dessina le masque de l’étonnement et avant que je puisse lui poser la question, elle s’exprima à nouveau : « Philipe…qu’est…qu’est-ce qui se passe ? ».
Sophie m’as considérée un instant. « J’ai entendu un grand bruit, je ne sais pas. »
-Philipe tu m’entends ?
-Passe le moi dis je enfin en sortant de la torpeur qui m’avait tenu compagnie depuis l’hôpital.
-Allo Philipe, c’est Minou…
- Soudain la voix de Nicolas se fit entendre, maman, maman..Papa est tombé.
-Mon dieu ! Sophie vient vite c’est Nico il dit que Philipe est tombé.
-Allo, allo Nico ?
L’invraisemblable venait d’arriver, comment une monstruosité pareille pouvait elle se produire, c’était inimaginable. Philipe venait de faire un infarctus et allait décéder devant ses enfants. Nous appelâmes les pompiers, le SAMU complètement affolées, oubliant un instant la santé de Sophie, la raison de l’appel et le sens de tout ca. Les larmes étaient revenues, insupportables, la bouche ouverte Sophie n’articulait aucun son et pourtant j’avais l’impression qu’elle hurlait ses regrets.
-C’était un cauchemar ! Les secours ne purent le réanimer et nous arrivâmes juste assez tôt pour voir les pompiers emmener le corps de Philipe et la police arrivait. Les enfants pleuraient, Sophie pleurait, et je pleurais aussi avec la sensation qui m’avait assaillie les heures précédentes. Je pleurais sur Sophie, pour Sophie et pour tout ce qui lui arrivait.
Les semaines suivantes ne lui laissèrent guère le temps de ruminer les bouleversements de son existence. Elle a été transportée très vite à Marseille mais je n’ai pas eu jusqu'à maintenant la disponibilité pour la rejoindre.(A suivre .)
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18.03.2009
Histoire vraie
Driiiiiing!
-Allo !
-Fred ?
-oui
-c’est minou !
-Minou, c’est pas vrai ?
Il avait réussit à refouler un instant la peine qui le torturer depuis plusieurs jours. Au delà de la surprise, l’évocation de ce nom le ramenait vingt cinq ans en arrière, l’adolescence, les vacances, l’insouciance, les années oubliées se rapprochaient.
-Minou, si je m’attendais ?
-Comment vas-tu ?
-Eh bien cela pourrait aller mieux.
-Décidément… bienvenue au club.
-Pourquoi, que t’arrive t-il ?
-Non toi d’abord.
-Non non c’est moi qui t’appelle.
-ok, ma femme vient de me quitter.
-Ah, merde !
-comme tu dis.
-Mais que s’est-il passer ?
Les yeux gonflés du manque de sommeil, la gorge serrée, les sanglots se présentèrent au moment d’engager la première syllabe.
-Je suis désolée…
-Pourquoi ? Tu n’y es pour rien répondit il la voix enroué de par l’émotion.Ca serait trop long à t’expliquer, mais toi, que se passe il, trop heureux de passer le témoin.
- Connais-tu l’institut Paoli Calmette ?
-Oui ce n’est pas très loin de chez moi pourquoi ?
-Je vais venir voir une amie qui vient d’y être hospitalisé.
-Ah ! Cet établissement ayant comme locataires des personnes atteintes d’un cancer, il sut immédiatement que le cas était suffisamment grave car sa propre mère avait elle aussi fréquenter ce lieu avant de partir vers un monde parait il meilleur.
-Quel âge as telle lui demanda t-il, comme si le fait de savoir l’âge d’une personne malade aller changer le poids de son fardeau.
-38 ans !
-Putain elle est jeune..
-Oui et elle a deux enfants et en plus elle venait juste de se séparer de son mari quand tout lui est tombé sur la tête(A suivre ).
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15.03.2009
La raison nous trompe plus souvent que la nature.(suite et fin )
L’obscurité contre la lumière, elle n’avait pas la moindre idée du choix cornélien de sa vie car la mort n’était qu’une étape dont elle ne connaissait pas encore le déroulement. Bizarrement elle se mettait à y penser, a sa sépulture, au cimetière sans croix et artifices, puis ses pensées allèrent vers son enfant et sa venue au monde. Certes il était né avec de petites oreilles mais sa vigueur faisait plaisir a voir et les autres petits de son âge fuyaient épouvantés devant le jeune combattant qui prenait un grand plaisir a voir dans leurs yeux la frayeur de leur petites vie. Les mamans devaient parfois le réprimander pour son attitude. La tempête qui vivait en lui l éloignait de plus en plus loin de la surveillance de sa mère. Curieux du changement des couleurs et des odeurs de la foret, il s’aventurait de plus en plus en avant, étonné et ravi d’observer les animaux qui l’a peuplait. La nuit tombée, il restait des heures à observer la lune éclairée, quel était ce monstre que les ombres fuyaient. Aucune sensation de peur n’avaient prises sur lui, sa curiosité l’empêchait de prêter attention à leur morsures. Sa mère pensait souvent qu’il serait un grand chef car son autorité se manifestait déjà dans son attitude, ce qu’il désirait, il finissait toujours par l’obtenir car il le voulait plus que les autres. Non seulement il ne voyait pas de raisons de rester prés des siens mais en plus son impatience faisait courir de grands risques aux autres petits. Un matin tout se passa très vite alors qu’il avait encore échappé à la surveillance de sa mère, il tomba nez a nez avec des individus peux scrupuleux qui lui tendirent un guet apens pendant une nouvelle fugue de liberté. Depuis sa disparition qui remontait maintenant à plusieurs semaines, le malheur s’était engouffré dans le cœur de sa mère incapable de résister à l’envie de se jeter du bord d’une falaise. Elle marchait des heures en vain, sans but attendant la délivrance qui mettrait fin a cette souffrance qui la dévorait. C’est ainsi que s’écoula l’été et la nature se changeait lentement insensible aux plaintes silencieuses du pachyderme. On raconte quelque part que sa peine fut si grande que tous les éléphants s’en souviennent et qu’ils ont construit leur mémoire depuis ce jour….


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