04.06.2009

Le seul moyen de se débarasser d'une tentation , c'est d'y céder.

fumeur_1171_w560.jpgIl fut surpris par l’état dans laquelle elle se trouvait. Plus de deux ans s’étaient écoulées depuis leur séparation. Il lui dit a voix haute qu’il regrettait de l’avoir abandonné pour une autre, plus jeune, plus moderne, plus….les mots lui manquer, elle ne comprendrait pas ses regrets. Il était furieux contre lui-même, sa gorge était sèche et l’odeur qu’elle dégager provoquait dans son ventre des remouds de bile, des flots de honte. C’est fini, c’est fini cria- t’il, je ne te quitterai plus jamais, je resterais jusqu'à la fin, fidele, et les tentations, je n’y céderais plus. Je sais que tu me déteste, je le vois tu me déteste. Le soleil montait et raccourcissait son hombre. Il restait debout a la regarder se demandant ce qu’il allait faire. Il avait perdu le sens du temps, elle ne portait même pas de montre, ou plutôt si mais elle était brisée. Il alluma une cigarette avec nonchalance.(A suivre).

02.06.2009

Les mages embellisent la raison,et le sentiment la persuade.

bus-greyhound_4361.jpgIl a jeté son bouquin et il s’est allongé sur son lit les bras croisés derrière la tête, fixant le plafond a la recherche de souvenirs pour bercer son sommeil. C’est la nuit qu’il se sentait le plus angoissé et c’est quand il était seul qu’il avait le plus besoin de se souvenir qu’il avait un peu compté pour elle. Elle n’avait pas pu lui dire qu’elle l’aimait, c’était au dessus de ses moyens car elle en aimait un autre. Il lui en avait terriblement voulu mais elle était revenue vers lui et ils avaient fait un deal, un contrat, un pacte, un accord. Pas de questions, pas de promesses, pas de projets, pas de larmes, pas d’attente, pas d’avenir. Quand on aime une femme inaccessible on sait jamais rien d’elle vraiment pensait il, c’est comme le Pérou il vaut peut être mieux ne pas y aller pour savoir que ca existe. A chaque fois qu’elle repartait il avait ce regard d’enfant derrière la grille de maternelle qui suit d’un œil inquiet cette forme qui s’éloigne, ce regard qu’on les chiens a la spa qui vous regarde suppliant dans leur cage trop étroite. Un rêve l’emporta, il y avait des arbres immenses ou ils posaient leurs mains, des prairies flamboyantes envahies de coquelicots, d’ animaux étranges, des coyotes, des grizzlis, des papillons, des rivières aux cliquetis chantant sous un ciel d’étoiles. Il s’est endormi avec elle dans un coin qu’il ne connaissait pas, elle ne pouvait plus repartir, ils étaient perdu, il souriait…..

26.05.2009

Il faut vivre et non pas seulement exister.

Quand je reverrais tout cela dans quelques années, et que je serrais devenu un vieil homme assis sur sa terrasse ou sirotant une bière dans un bar perdu au fond de l’Alaska ou encore me balançant sur un fauteuil dans une hacienda du Pérou, Je raconterais mon histoire et ma vie a quelques amis en me rappelant le monde dans lequel je vivais alors. Ais-je été un mauvais père, un mauvais mari, un mauvais compagnon ? Ais-je été égoïste, individualiste ou simplement un rêveur à la poursuite de chimères ? J’aurais fait semblant de vivre pour éviter la vision de mon existence. Trop obsédé par mes rêves et mes souvenirs, Je ne serais jamais sorti de ma bulle interdisant de ce fait l’accès aux autres. Quand je me replongerais dans ce passé, je serais moins troublé et moins agité ou simplement usé. A la vue d’anciennes images, J’éprouverais peut être encore du chagrin pour quelqu'un que j’aurais aimé et dont je pensais avoir fait mon deuil. Et tout reviendrait, les lieus, les dates, les paroles et les actes. Je me serais efforcé de rompre avec mon passé, pour oublier mes douleurs, mes colères, mes échecs, mes peines, mes maux et les mots pour les dire. Je comprendrais peut être mieux le sens de mon passé. Si j’avais connu avant l’histoire de ma vie, j’aurais pu moi aussi être effrayé par la perspective de mon futur. Par conséquent je passerais sur les détails pour les personnes qui me feront face dans ces moments, finissant le reste de bière de la soirée tandis que des notes de musique s’échapperont d’un vieux poste radio oublié dans un coin. Plus tard, il me faudrait me concentrer pour tenter de retrouver le chemin ou l’allée de la cour, de la maison ou j’aurais établit la fin de ma route. Puis avec une clé que j’aurais préalablement caché sous un pot de fleur, surement un cactus mais il n’y a surement pas de cactus en Alaska….j’ouvrirais la porte et la refermerais sur la nuit ou sur ma vie…

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17.05.2009

Dépasser le but, c'est comme ne pas l'atteindre.

Il se réveille au milieu de la nuit. Il est en proie à d’horribles cauchemars.son corps ne lui appartient plus, il lui est devenu étranger, ce n’est plus le sien. Tolstoï avait dit que la plus grande surprise, c’est de vieillir mais là, la surprise fait mal et lui rappelle les excès de son existence, les trop remplissent les vases de sa vie comme de mauvaises herbes, tenaces, en désordre. Quoi que de son point de vue, les trop, lui aient permis d’exister de peur d’en manquer.

-Trop d’amours, détruits

-Trop d’alcool, pour oublier

-Trop de drogue, pour tricher

-Trop de sel, a sa bouche

-Trop de piment, dans sa vie

-Trop de regards, perdus dans ses yeux

-Trop de caresses, oubliées sur son corps

-Trop de tendresse, jamais offerte

-Trop d’enfance, dissimulée

-Trop de larmes, provoquées

-Trop de cris, incessants et bruyants

-Trop de nuits, dans ses matins

-Trop de voyages, rêvés

-Trop de pierres, qui roulent sous ses pieds

-Trop de baisers, non donné

-Trop de papier, dans les toilettes

-Trop de traces, sur le lavabo

-Trop de vent, dans ses cheveux

-Trop d’étreintes, non désirées

-Trop de musique, fredonnée faussement

-Trop d’histoires, non contées

-Trop de manques

-Trop d’elle

-Trop c’est trop…………..1_21_stop_sign1.jpg

12.05.2009

Un homme a dit un jour avant de mourir qui'il partait compter les étoiles et qu'il reviendrait quand il les aurait toutes comptées (suite et fin)

La mort n’est qu’une porte qui s’ouvre sur une nouvelle vie. Si nous avons été sages et bon, cette nouvelle existence sera remplie de bienfaits, de joies et de bonheur. Des rivières de miel et de lait coulent à travers des jardins magnifiques.

-Moi je préférerais une rivière de chocolat marmonna Robert.

Les fruits les plus merveilleux sont à notre disposition pour nous nourrir de plaisir. Il n’y a plus de gens pauvres, malades ou faibles. Tout ce qui réjouit les yeux nous ais offert. Le grand patron nous sera reconnaissant dans sa demeure pour nos bonnes actions ici bas.

Quel patron ?

-Le bon dieu les enfants.

-Et les anges monsieur Mamadou, pourquoi ils sont toujours jeunes demanda Charlotte ?

-Pour l’innocence, comme vous les enfants.

Une expression d’émerveillement se lisait sur le visage de Robert, il buvait les paroles de Mr Mamadou et se délectait des visions qui se matérialisaient dans sa tête. De sa bouche ouverte, ne sortait aucun son, juste la magie qui opérait par la surprise.

-Mr Mamadou y a t’il des animaux au paradis questionna Charlotte?

-Bien sur ! Dieu leur réserve aussi une place, d’ailleurs vous en connaissez peut être quelques uns ?

-oui s’écria Robert il y a minette la chatte de ma tante, elle me l’a dit quand je l’avais cherché le mois dernier.

-Le sénégalais sourie avec sagesse et enchaina aussitôt :

Il y a la baleine de Jonas.

-Quoi !une baleine au paradis, c’est des histoires ça ?

- Chut tais-toi ou je raconte à maman que tu as prise des sous dans la poche de sa blouse.

-Rapporteuse….

-Il y a aussi le bélier d’Abraham, la jument Al- Borak, la fourmi et la huppe de Salomon, le chameau d’Elie et d’autres encore.

Ce jour les deux enfants rentrèrent chez eux dans le bruit du vent mais aucunes paroles ne s’envolèrent ce jour la.jonas.jpgdormants.jpgsacrifice-d--abraham-icone-arabe-xviiie-s.jpg