02.08.2009

Un perroquet parle mieux quand il est en cage.

malheureux-t9939.jpgCauchemars.

Ce matin lorsque je me suis réveillé, j’avais la bouche sèche et mal a la tête. Je ne me souvenais pas bien de ce qui c’était passé. J’avais dormi sur le salon marocain tout habillé, seules mes chaussures sur le sol témoignaient encore d’un peu de lucidité, un peu de vie. J’ai traversé la maison vide à ta recherche, bêtement. J’ai fait chauffer la cafetière et entrouvert les volets. Les rayons du soleil s’engouffrèrent sans y être invités en aveuglant mes paupières mi clauses. Je ne savais pas quel sort le destin me jouait de nouveau, mais ma vie était une prison et Je n’étais pas prêt d’en sortir. Tes intrusions nocturnes devenaient de plus en plus dramatiques, pénibles même. Le regard fixe, je fis faire une centaine de tours à la cuillère dans mon café noir, non sucré, avant de reprendre mes esprits. Et soudain comme ca, tout redevint clair.il fallait que je parte d’ici. Ils avaient perdu ma trace, longtemps j’avais pu leur échapper mais aujourd’hui ils étaient de nouveaux à la porte de mes nuits. Comment se débarrasser de quelqu'un qui vous envahit lorsque la force de la colère n’y suffit plus, lorsque la volonté la plus puissante est mise a l’épreuve vainement, quand les larmes n’y change rien, quand la douceur et la tendresse deviennent ridicules, quand mourir n’est plus rien ! Je pensais que ces questions n’avaient plus besoin de réponses. Pour une fois je n’avais plus envie de me lancer dans de longues considérations sur ma douleur et sur mes émotions. J’espérais que tu serais séduite par le changement opéré dans ma vie, a l’idée d’un diner en tête a tête comme aux temps des regards mais seuls les sourires polis, ô combien magnifiques venaient répondre a mes attentes. Ma nuit je l’ai passé recroquevillé sur moi-même, j’ai attendu en vain ce sommeil qui n’est pas venu, assis sur le bord du lit j’ai laissé mes yeux se vider vers le vide, salvateur.