07.11.2009
L'amour est aveugle, il faut donc toucher.
Madame.
Les mots que je vous écris vont vous paraitre singuliers, mais les sentiments d’amour que j’ai l’audace d’éprouver pour Melle votre fille sont pluriels. Conjuguer l’amour a tous les temps n’est chose aisée pour personne, mais j’ai bonne confiance d’y parvenir si vous me laissiez le temps, du futur, pour exprimer mon paradigme et composer son contenu. Votre locuteur, ici présent, ne peut se flatter d’être exempt de tout griefs ou reproches d’autrui, cependant, nul ne pourrais prétendre mon amour comme une infamie, une tromperie, et mes vers digne de rodomont. Les étoiles ont toujours guidées les explorateurs, les aventuriers et les fous, mais je n’ose croire que les yeux qui admirent votre géniture soient ceux de ces derniers. Le destin à voulu écrire pour votre dévoué serviteur une longue vie dont je ne puis me glorifier d’aucunes façons, mais la plume qui l’a écrite n’avait pas mon cœur comme encrier. Je suis épris de cet astre qui illumine mes yeux, embrase mon existence et animes mes desseins. Depuis cinq ans maintenant j’ai l’outrecuidance de penser qu’elle éprouve elle-même des dispositions et des sentiments a mon égard, mais la crainte et le révéremment qu’elle éprouve pour ses parents, l’empêche d’alléguer ces élans. Je viens donc par cette missive, quémander votre approbation et votre acceptation à cette union que je souhaite et désire plus que toutes les richesses du royaume de France. Il serait péremptoire de croire que vous allez accéder à mes désirs sans consultation de Mr votre mari, mais j’ose escompter que votre jugement sera celui de l’intérêt non pas de la bonne fortune et de sa prospérité mais a celui d’un noble sentiment »L’amour ».
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