20.10.2009
Qui veut oublier , se souvient. ( suite et fin )
Il s’accorda un moment de répit avant de revenir à l’attaque.
-Il faut être sacrement courageux pour se passer de ceux que l’on aime.
-Elle ne m’aime pas !
-Mais vous oui ?
-Qu’est-ce que cela change ? En plus, je n’arrive pas à situer ou se trouve mon bonheur dans toute cette histoire. Elle semble avoir pris possession de mon esprit car malgré son désintéressement, son indifférence à mon égard et son sale caractère, Je suis malade d’elle.
-JE vous comprends jeune homme on ne nous forme pas a souffrir des femmes. Vous savez, ce cœur dont le fantôme se vie au fond du votre, il faut l’expulser comme un loyer impayé sinon il vous ruinera ce qu’il vous reste à aimer.
-Puis- je vous poser une question Mr Saadia ?
-Je vous écoute.
-Qu’es devenue la joueuse de harpe ?
-Il retira ses lunettes et entreprit de nettoyer les verres avec un pan de chemise qui dépassait de son pantalon. Il sentit ses tripes se tordre, son regard était vide.il semblait saoul de peines, ingurgitées malgré lui.
-Elle s’est mariée ! Avec un homme plus jeune, de sa condition, un homme qui ne ferait pas de taches sur les photos jaunies, un homme qui rentrerait dans les cases comme elle disait. Nous n’étions pas du même monde et les vers de mes histoires n’y suffisaient plus. Il faut se méfier des rêveurs, ils ne cessent jamais d’imaginer, de construire, d’interpréter des choses qu’ils sont seul à vivre. Il ne faut pas mettre l’amour dans les mots de l’avenir, çà réchauffe les âmes qui ont froid un mauvais hiver mais ça disparait avec la bise tiède des retours familiers, l’assurance d’exister c’est comme se libérer d’images du passé convoquées chaque nuits pour passer en procès.
-Et votre étoile alors ?
Des frissons parcoururent tout son être, il aurait voulu lui dire combien il regrettait sa question.
-Ce que l’on voit dans les étoiles est destiné à l’insomnie des rêveurs ! Jeune homme.
-Rabhi monsieur Saadia je m’appelle Rabhi et je suis enchanté de faire votre connaissance.
-« Oasis en tout lieux » encore un !
-Pardon ?
-vous portez le nom d’un rêveur d’Algérie, un humaniste qui prônait le retour a la terre et a l'amour qu’il y voue.
-Je ne le savais pas.
Ils se serrèrent la main longuement et se découvrirent des passions communes, il y avait de la gaieté et de la passion cette nuit là et les étoiles brillaient……….
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